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Le Conseil de l'Ordre est là pour vous conseiller et pour vous aider

 

L’entraide est un rôle essentiel du Conseil de l’Ordre :
l’entraide est considérée comme un devoir entre les médecins, pour eux-mêmes, leurs conjoints ou leurs enfants en difficulté morale ou financière à la suite d’une maladie, d’un décès ou de n’importe quelle période difficile à certains moments de vie.
A ce titre, on distingue l’entraide ordinale, départementale ou nationale, et celle apportée par des associations comme l’AFEM (Aide aux Familles et Entraide Médicale).
D’autres types d’entraide médicale, mais non fondée sur le bénévolat, peuvent également être assurés par des mutuelles à leurs adhérents (notamment l’Union AGMF - Association Générale des Médecins de France - Action Sociale qui regroupe les mutuelles d’action sociale et de prévention du Groupe Pasteur Mutualité et son service d’Entraide).


 L’entraide ordinale :


Sur le plan départemental, une Commission d’Entraide existe au sein de chaque Conseil Départemental ; elle peut être directement sollicitée par un confrère ou sa famille mais, le plus souvent, c’est l’un des membres de la commission qui, informé d’une situation de détresse, prend contact avec la personne ou l’entourage concerné. La commission exerce en premier lieu un rôle de soutien moral et de conseil par
des contacts et des échanges réguliers ; elle peut mettre également en place dans certaines situations particulièrement dramatiques une aide financière ponctuelle, qui peut être versée en premier secours immédiat dans l’attente de l’aide du Conseil National.
Sur le plan national, une Commission Nationale d’Entraide, composée de membres du conseil National et de représentants de la CARMF, de l’AFEM, de l’AGMF étudie les dossiers, évalue les situations particulièrement douloureuses, et propose au Conseil National l’aide matérielle, ponctuelle ou pérenne, à apporter dans telle ou telle situation. Une sollicitude particulière est accordée par l’Ordre aux orphelins
de médecins, qu’il souhaite accompagner dans la poursuite des études. Les secours alloués se font toujours par l’intermédiaire des Conseils Départementaux.


L’AFEM :


L’AFEM (Aide aux Familles et entraide Médicale) est distincte de l’entraide ordinale. Cette association loi 1901, créée en 1945 pour aider les veuves sans ressources de médecins disparus pendant la guerre, repose depuis sa création sur le bénévolat.
Elle a pour mission d’aider les familles de médecins en difficulté, notamment endeuillées, en s’orientant plus
spécifiquement vers les enfants et les étudiants soutenus alors jusqu’au bout de leur parcours scolaire ou universitaire.
L’aide est financière et morale : l’aspect affectif du suivi des personnes aidées est systématiquement mis en avant par les représentants de l’association.
L’AFEM possède deux sources de revenus, générant des allocations différentes en faveur des familles en difficulté : l elle sollicite des médecins en exercice un don annuel : les sommes collectées lui permettent d’envoyer un secours d’urgence aux familles et de faire bénéficier aux enfants d’allocations modulées selon leur âge jusqu’au bac.
l elle reçoit des subventions du Conseil National de l’Ordre, des Conseils Départementaux, de l’Académie de Médecine, des Mutuelles, des laboratoires, des associations de médecins retraités, de mécènes privés. Ces fonds financent des bourses d’études annuelles qui permettent aux orphelins de médecins d’aller au terme des études qu’ils ont choisies.
L’association est représentée dans chaque département par un(e) délégué(e), en liaison étroite avec le Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins et la Commission d’Entraide ;
le délégué prend contact avec les familles et les étudiants en difficulté et assure le lien avec l’équipe parisienne composée de six membres bénévoles au siège de l’association.


Le médecin face à sa maladie


Entraide et prévoyance
« …L’Ordre des médecins, celui des Chirurgiens-Dentistes et celui des Sages-Femmes…
peuvent organiser toute oeuvre d’entraide et de retraite au bénéfice de leurs membres et de leurs
ayant droits (art L.4121-2 du Code de la Santé Publique).»
 Le médecin face à sa maladie
Actuellement les Conseils Départementaux sont de plus en plus nombreux à participer au soutien des étudiants orphelins de parents médecins et les aides de longue durée apportées par l’AFEM sont complémentaires de celles des Comités d’Entraide des Conseils.
Les conditions requises pour bénéficier d’une aide de l’AFEM sont les suivantes : être enfant de médecin, âgé de moins de 27 ans et poursuivre des études supérieures ou une formation professionnelle.
Les bourses sont nominatives et reconductibles et s’élèvent à 6 000 euros par an.
Deux bourses ont ainsi été attribuées en 2013 dans le département du Calvados à des étudiantes qui ont par ailleurs des échanges réguliers avec la déléguée départementale de l’AFEM, pour laquelle, comme pour ses collègues, la proximité affective avec les étudiants est fondamentale.
AFEM : 168 rue de Grenelle 75007 Paris tel : 01 45 51 55 90 info@afem.net  www.afem.net
Le constat fait par l’AFEM est inquiétant : en effet celle-ci fait état de demandes d’aide de plus en plus nombreuses et observe une plus grande fréquence de familles médicales dont la précarité est préoccupante. Le constat des commissions d’entraide des Conseils de l’Ordre l’est tout autant.
En effet la maladie ou la disparition du médecin entraîne aussi une perte de revenus plus ou moins importante suivant le degré de prévoyance ou d’imprévoyance du médecin disparu et les enfants en sont les premières victimes. La méconnaissance des conséquences engendrées par une chute de revenus lorsque
survient une cessation brutale de l’exercice professionnel à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’un décès peut engendrer des situations dramatiques.
Aussi, « le meilleur traitement étant la prévention », pourrions-nous chacun établir une fiche d’autodiagnostic financier dont le but serait d’évaluer la vie matérielle de la famille en cas de difficulté et ce, en quelques instants, à l’aide de simples (et bonnes) questions :
Prévoyance insuffisante ?
l en cas de maladie (d’invalidité), comment assumer mes charges professionnelles ?
l une clause particulière est-elle prévue dans mon contrat avec mon (mes) associé(s) ?
l mes prêts bancaires sont-ils couverts au niveau de la maladie, de l’invalidité ?
l si demain je n’étais plus là, que se passe-t-il pour mon conjoint - au regard des prêts bancaires, s’il est co-emprunteur – et pour ma famille ?
Il est donc fortement conseillé aux médecins d’anticiper la protection de leurs familles (et d’eux-mêmes) en trouvant des éléments de réponse à ces questions, et en se renseignant selon leurs statuts, soit auprès de la CARMF (s’ils sont libéraux), soit de la Sécurité Sociale (s’ils sont salariés) et, s’ils sont hospitaliers, selon leur mode d’exercice en fonction des différentes caisses auxquelles ils appartiennent.
Etre bien au fait des délais de carence de versement d’indemnités et les combler par une prévoyance adaptée, connaître le montant des indemnités de décès versés, variables selon les caisses, tous ces éléments font partie du devoir de prévoyance de chaque médecin.